dimanche 28 octobre 2012

Coimbra

cartannie:
Mealhada - Coimbra: 22km, le dimanche 28 octobre 2012
tres venteux cete nuit et un peu en partant ce matin mais super beau temps tout le reste de la journee. c'est fou comme le temps peut changer rapidement d'un jour a l'autre dans ce beau pays qu'est le Portugal.
Mario, je suis tombe amoureux de ton pays et de leurs habitants!
c'est fou comme le moral remonte avc un peu de soleil et le soutien des amis comme Mario!
pourtant le debut de la journee n'avait pas trop bien commence: il faisait froid, je suis parti trop tot pour le petit dejeuner et j'ai ignore le premier cafe ouvert pensant qu'il y en aurait un plus loin. que nenni! j'ai du attendre 2 heures avant d'en rencontrer un autre. et puis malgre une attention soutenue, j'ai perdu les fleches bleues et aussi les jaunes et me voila sur cette foutue nationale 1 avec des camions qui vous frolent.
J'invoque mon ange gardien et surtout saint antoine de Padoue (pardon, mario, je veut dire de lisbonne!!) et grace a ma carte un peu nulle j'arrive a retrouver le chemin sans avoir besoin de faire marche arriere!!
le reste de la journee sera sans probleme et je suis arrive de bonne heure dans cette magnifique ville de Coimbra que j'ai visite cet apres midi et j'ai fini par le couvent sainte claire ou se trouve le cerceuil et le corps conserve intact de sainte elisabeth ou isabel reine du portugal. je ne me souvenais plus qu'elle etait enterre ici! je ne peut m'empecher de vous mettre sa vie abregee c-dessous:
quelle grande sainte et pour notre temps!
Mario, savais tu qu'elle a fait 2 fois le pelerinage a santiago pour les besoins de sa famille?


4 juillet
Sainte Elisabeth du Portugal
Sommaire :


Née en 1271, probablement à Saragosse, Isabelle (ou Elisabeth) est la dernière des six enfants de Pierre III d'Aragon[1] et de Constance, petite-fille de Frédéric II. L’enfant reçoit au baptême le nom de sa grand-tante, sainte Elisabeth de Thuringe (ou de Hongrie), que le pape Grégoire IX a canonisé en 1235[2]. Lors de sa naissance, son père n'est encore qu'infant d'Espagne, constamment opposé à son père, Jacques I°[3] . La naissance d'Isabelle permet la réconciliation familiale. En effet, Pierre confie l’enfant à Jacques I° qui, pendant cinq ans (1271-1276), veille tendrement sur sa petite-fille. Devenu cistercien, l'aïeul qui n'est nullement gâteux mais lucide, surnomme sa chère Isabelle par une appellation prémonitoire : « mon bel ange de la paix. » L'existence entière de l'enfant confirmera ce diagnostic.
En 1283, l'adolescente est demandée en mariage par les princes héritiers d'Angleterre et de Naples, et aussi par le roi Denis de Portugal[4] pour qui opte la chancellerie espagnole. Après avoir magnifiquement accueilli sa jeune fiancée à Bragance, résidence de la cour, le prince paraît d'abord filer le parfait amour, d’autant plus qu’Elisabeth lui donne deux enfants : Constance[5] (3 janvier 1290) et Alphonse (8 févier 1291), prince-hériter du royaume[6].
Premier des rois-organisateurs, Denis promeut une parfaite mise en valeur de ses états : plantation de pins pour construire une flotte puissante, développement rationnel du commerce et de l'industrie. Prenant ses distances envers la Castille, il crée à Lisbonne, l'Estudo geral, embryon de l'université future. Sa nationalisation des ordres militaires de Calatrava et de Santiago conforte l'unité de son royaume. En 1312, il transforme et rénove les Templiers en Ordre du Christ.
Cependant, un surnom infâmant lui est attribué : Denis, le faiseur de bâtards ; juste reproche. De fait, souverain intelligent et éclairé, bon administrateur autant que brave soldat, bon, pondéré et juste, le roi Denis laisse échapper ses sens dans une sexualité débridée. Et pourtant, il chérit son épouse qu’il trompe régulièrement : « C'est plus fort que moi, avoue-t-il à Elisabeth, pourtant, je vous aime. » La noble offensée lui rétorque : « Certes, vous m'offensez et j'en pleure. Pourtant, c'est le divin amour que vous bafouez. Devant lui, nous sommes unis à jamais. »
Autant pour se faire pardonner que par bonté, le roi Denis permet que sa femme distribue d'opulentes aumônes que les courtisans reprochent à leur reine : « Vous en faites trop, Majesté, certains vous comparent à une bonne poire que l'on savoure à volonté. » Elle répond : « Ami, je ne puis entendre les gémissements de tant de pauvres mères et la voix des petits-enfants. Je ne puis voir les larmes des vieillards et les misères de tant de pauvres gens sans m'employer à soulager les malheurs du pays. Les biens que Dieu m'a confiés, je n'en suis que l'intendante, pour secourir toutes détresses. » Plus encore, la reine prend soin des enfants illégitimes de son époux. On s'exclame autour d'elle : « N'est-ce pas un comble ? » L'interpellée fournit ses motivation, couronnées d'excuses sublimes : « Ces bâtards du roi sont des petits innocents. Je leur procure donc bonnes nourrices et chrétienne éducation. Sans doute ai-je mal su retenir mon mari qui est pourtant si bon ! »
Atteint de jalousie morbide, le Roi est irritable, furieux à l'excès par crises subites. Fâché contre lui-même, le malheureux croit devoir séquestrer la Reine au château d'Alemquer. « Vous êtes plus mère qu'amante en me préférant votre fils. » Alors que les courtisans plaignent l'exilée, elle leur répond : « La divine providence veillera parfaitement sur mes intérêts. Je les lui abandonne. Finalement, Dieu saura faire éclater mon innocence et enlever de l'esprit du roi, mon seigneur, les mauvaises impressions que j'ai pu lui causer. » De fait, le colérique pour cause d'incontinence, s'excuse bientôt à genoux et la comble de cadeaux : « La ville de Torres-Vedras en Estrémadure, sur le fleuve côtier Sizandro, sera votre propriété. Que ce don témoigne de ma repentance pour les peines dont je vous ai abreuvée. »
Un jour d’hiver le roi Denis en colère, avise son épouse dont il croit le tablier rempli de pièces d'argent destinées aux pauvres. Il l’arrête brusquement lui ordonne : « Ouvrez votre tablier, Madame, et découvrez votre fardeau. » Au lieu de l'argent qu'il escomptait récupérer, le roi découvre des fleurs magnifiques, spécialement des roses épanouies, totalement hors-saison. Honteux et confus, il s'excuse mais demeure songeur : « Je croyais bien trouver de l'argent destiné aux gueux. J'ai trouvé une brassée de belles fleurs, largement épanouies en plein hiver. Mon épouse serait-elle une sainte ? » A cause de ce miracle des fleurs, elle sera représentée : tablier ouvert sur une jonchée de roses.
En 1315, un page, gracieux et vertueux, admire respectueusement la reine dont il est le secrétaire. Un autre page, envieux, dit au souverain : « Majesté, ne seriez-vous pas enclin à croire que ce jeune et dévoué serviteur de votre gracieuse épouse, suscite en elle plus d'attention affectueuse que ne le permet la loi divine ? » Le roi Denis qui s'estime trompeur trompé, en éprouve un si vif dépit qu’il projette de faire mourir son rival. Lors d'une promenade à cheval, le roi Denis qui passe près d'un four à chaux, dit au chef du chantier : « Attention mon ami ; affaire d'état ! Demain matin, se présentera devant vous l'un des mes pages. De ma part, il vous posera la question : Avez-vous exécuté l'ordre du roi Denis ? Assurez-vous de sa personne et jetez-le dans votre four. »
Le lendemain, le roi Denis avise le page dévoué à la reine : « Tu sais où se trouve le four à chaux proche du palais. Vas-y et, sur place, interroge les responsables : Avez-vous exécuté les ordres du roi Denis ? Ensuite, reviens vite m'apporter leur réponse. » Le page se met en route sur le champ, mais passant devant une église où la cloche, annonce l'élévation, il entre et s'attarde dans le sanctuaire. Au palais, le souverain s'impatiente ; une voix intérieure insinue : « Tes ordres ont-il été exécutés ? Il faudrait t'en assurer ! » Le roi appelle un serviteur qui est justement le calomniateur et lui ordonne : « Prends un bon cheval dans nos écuries et galope jusqu'au four à chaux qui jouxte nos domaines. Là, tu interrogeras les ouvriers par le simple mot-de-passe : Avez-vous exécuté les ordres du roi Denis ? » Dès son arrivée sur le chantier, il demande : « Avez-vous exécuté les ordres du roi Denis ? » Il est saisi et jeté au feu sans autre forme de procès.
Quand survient le pieux page, réconforté par sa longue halte priante, on lui répond : « Travail accompli. Sa majesté sera satisfaite. » Le vertueux page rentre au palais. Sidéré, le roi Denis lui dit : « Tu en as mis du temps pour exécuter cette mission de confiance. Qu'est-il arrivé ? » Le page répond : « Sire, veuillez me pardonner. » Le Roi ordonne : « Mais encore : explique-toi franchement. » Et le page de répondre : « Voilà mon excuse, Sire, veuillez l'accepter. » Le roi insiste : « Je te somme de me dire la vérité, rien que la vérité, toute la vérité. » Le page répond : « Mieux vaut tout vous avouer, voici l'affaire. A vos ordres, je faisais diligence lorsque, passant près d'une église où l'on célébrait la messe, j'entendis la clochette de l'élévation. J'entre et attends la fin. Ensuite, j'assiste une seconde, puis à une troisième messe. En effet, mon père mourant me fis jurer sur son lit de mort : Beau fils, sois fidèle à la tradition des trois messes à la suite. Dieu te protègera ! » Enfin, le roi demande : « Ensuite, bien sûr, tu es allé au four à chaux. » Et le page répond : « Certes et rapidement. Là les ouvriers me confièrent le message qui vous rassurera : Travail accompli. Sa majesté sera satisfaite. »
Honteux d'avoir pu causer la mort d'un homme par jalousie, le roi Denis s'exclame : « le doigt de Dieu est là. » Converti, il s'applique à réparer ses erreurs passées. Quant au page, il comprend parfaitement qu'un autre est mort à sa place, à cause de son providentiel retard. Les courtisans disent au Roi : « Après tout, le calomniateur est puni. La divine justice y a pourvu. »
En 1317, le prince-héritier Alphonse, marié à l'infante de Castille, craignant d'être supplanté par les bâtards de son père, fomente une conspiration contre Denis et s'avance avec une armée. Elisabeth s'interpose : « Fils bien-aimé, renoncez à cet affrontement. Je ferai tout pour préserver vos droits. De plus, quant au fond, votre père n'est-il pas juste et bon ? » Bientôt, la réconciliation est accomplie, et Jean XXII félicite la souveraine : « Vous êtes admirable d'avoir pu réconcilier votre époux et votre fils, tellement montés l'un contre l'autre ! »
Bientôt, elle obtiendra la réconciliation de Ferdinand IV, roi de Castille avec Alphonse de Cerda, son cousin germain, qui se disputent la couronne. Elle réconciliera aussi Jacques II, roi d'Aragon, son propre frère, avec le roi de Castille, son gendre. Toujours apaisante et tutélaire, la reine de Portugal arrange les affaires et réconcilie les antagonistes. Son talent de pacificatrice est tellement connu et reconnu que le bon peuple s'y repose : « Tant que vivra Dame Elisabeth, nous vivrons en paix. » De fait, ce charisme d'apaiseuse s'exerce jusqu'au seuil de l'éternité.
En 1324, le roi Denis tombe gravement malade et son épouse s'applique à bien le préparer à la mort : « Somme toute, Majesté, les rois ne sont que les bergers de leur peuple. Ensemble, détestons nos péchés. Ils nous seront remis par la divine Bonté qui nous ouvrira les portes du ciel. » L'année suivante, à Santarem, sur la rive droite du Tage, meurt saintement le roi Denis.
La reine Elisabeth qui rappelle souvent le conseil de saint Paul[7], assiste aux funérailles solennelles de son époux et accompagne le corps jusqu'au monastère cistercien d'Odiversa, sépulture royale. Pour le salut de son mari, elle fait un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle où elle offre au sanctuaire la couronne d'or qu'elle avait portée le jour de son mariage. Ensuite, elle voudrait se retirer du monde au couvent de Coïmbre[8], dont elle était la seconde fondatrice pour finir sa vie, mais elle recule par charité réaliste et, sans trêve ni relâche, secourt les pauvres et travaille à établir ou rétablir la paix. Elisabeth prend toutefois l'habit du tiers-ordre de Saint-François, et se contente d'habiter une maison proche du monastère, vivant elle-même selon la règle du tiers-ordre. Ayant obtenu du Saint-Siège le privilège d'entrer dans le cloître, elle va souvent chez les moniales pour s'entretenir avec elles[9]. Dans sa maison il y a toujours cinq religieuses du monastère avec lesquelles elle prie, récite l'office et vit en communauté. Elle le fait à pied, déjà âgée de soixante-quatre ans, un deuxième pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, demandant l'aumône en route.
Alors qu’elle vient de fonder à Lisbonne le couvent de la Trinité, le premier sanctuaire où l'on vénère l'Immaculée Conception, et qu'elle y fait ses dévotions, on lui annonce subitement : « Noble dame, nouveau malheur ! La guerre paraît imminente entre Alphonse IV, roi du Portugal, votre fils et Alphonse XI, souverain de Castille, votre neveu. » A cette nouvelle, la sexagénaire décide : « Partons immédiatement pour Extremoz : il faut rétablir la concorde. » Ce qui fut dit, fut fait. Une fois encore, succès de la fine diplomate. Cette bien-avisée meurt irradiée de joie d'avoir pu éviter le conflit. Elle résume sa dernière démarche par une exclamation qui constitue son mot-de-passe pour l'éternité : « Procedamus un pace » (avançons en paix !)
Apprenant peu après que son fils Alphonse et son petit-fils, le roi de Castille, entraient en guerre, elle se rendit à Estremoz chez son fils. A peine arrivée, elle tomba malade. Béatrice tient affectueusement la main de sa belle-mère, lorsqu'elle sent une légère pression et entend un appel : « Approchez donc un siège, mamie. » La princesse répond : « Mais il n'y a personne pour l'occuper. » La Reine réplique : « Sûrement que si, en effet, j'aperçois une belle dame radieuse, vêtue d'une robe éclatante de blancheur. Elle vient me chercher. Je la reconnais : c'est Marie, mère de tout grâce. » Ce furent ces dernières paroles (4 juillet 1336).
Le corps de la reine Elisabeth, transféré d'Estremoz à Coïmbre, est déposé au monastère des Clarisses où le peuple pieux, en foule, le vénère. En 1520, à la demande du roi Manuel I° de Portugal[10], le pape Léon X autorise le culte, dans le diocèse de Coïmbre ; trente ans après, Paul IV l’étend à tout le royaume. En 1612 on retire du tombeau de marbre le corps entier d'Elisabeth, enseveli dans un drap de soie et placé dans un coffret de bois précieux recouvert de cuir : le visage de la sainte reine est encore régulier et souriant. Alphonse, évêque de Coïmbre, édifie une splendide chapelle. On y dépose les restes de la souveraine, dans une magnifique châsse d'argent massif. Canonisée par Urbain VIII le 25 mai 1625, Elisabeth suscite grande dévotion et se trouve exaltée par de nombreux panégyristes. La fête qui avait été transférée du 4 juillet au 8 juillet, par Innocent XII (1695) fut de nouveau fixée au 4 juillet par Paul VI.

Seigneur, source de paix, ami de la charité, tu accordes à sainte Elisabeth de Portugal une grâce merveilleuse pour réconcilier les hommes désunis. accorde-nous, par ton intercession, de travailler au service de la paix et de pouvoir être appelés fils de Dieu.


j'ai fait une priere speciale pour Dominique et elisabeth ma belle-soeur et je vais essayer d'y retourner demain matin le chemin passe devant l'eglise toujours frequentee par des portugais pieux.
aujourd'hui pas de photos car je suis dans un local d'une association.c'est gratuit mais on n'a pas tout.
derniere info interessante. jesuis aller prier dans l'eglise santa cruz qui etait l'eglise du couvent ou Saint Antoine etait religieux augustinien et il y a une statue de lui avec son habit de l'epoque. c'est tres drole, je vous mettrait la photo une prochaine fois .
c'est une belle ville qui meriterait un arret plus long. ce sera pour une prochaine fois, n'est ce pas Mario?
bon je vous laisse! A la prochaine!


5 commentaires:

  1. Bonjour PATRICK
    Ce petit message pour t'encourager!
    Je pense que beaucoup de personne consulte comme moi ton blog. Je dirai même que l'on est un peu déçu quand on n'a pas de message chaque jour. Nous aussi, nous sommes allés à FATIMA mais en 1996, c'est un lieu très émouvant et très joli!
    @+
    Christian

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    1. Forcer Patrick Bonnad peu défaut
      https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=AsqQXQ6H7dU

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  2. Très belle histoire !
    Je pense que tu as déposé au creux de l'oreille de cette admirable Sainte, les couples désunis que je t'ai confiés !
    En tout cas je les envoie par l'intermédiaire de ce blog, même si tu n'es plus à Coimbra ! (Isabelle et Philippe, Sophie et Hervé, Cédric et son épouse, et les autres...)
    Bonne continuation !

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  3. Cartanie : http://goo.gl/maps/9AW1u

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  4. Bon Soir Patrick. Rapelle toi ! Dans un pair de jours ta journé c`est fini. Aprés tu va penser. Comme tout e éte trés vite,plus vite qui certains étape jusqua N1 au Porto - Fátima avec le dangereux traffic. Mais la hospitalité, les personnes et les lieus au Pays au pert de la mer est phantastic. Avec amitié toujour te suivre Mário !

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