Vendredi 17 aout 2018 Monterotondo - Rome
Lever 6h15 et Mattéo partira le premier à 6h30 et je prends mon départ à 6h45 après avoir grignoté quelques bricoles car il n'y a pas de petit déjeuner et les bars se trouvent en amont du couvent donc absent sur notre parcours au moins au début. Avant de m'élancer, je fais une petite prière à l'église du couvent et je croise le Père Jérôme qui nous a accueilli hier et qui me dit de transmettre à Mattéo qu'il doit se faire capucin ce que je ferrai le soir même sans vraiment le convaincre!
En sortant de l'église du couvent, je revois le pilier gauche qui est abimé et Mattéo m'a expliqué hier que la montant que l'on voit attaqué est le résultat d'un boulet envoyé par les troupes de Garibaldi quand ils sont passés par là avant d'aller à Rome au siècle dernier. Il est probable qu'il ne devait pas porter la religion catholique dans son cœur!
Me voilà parti et le monastère étant en fin de ville, nous traversons rapidement ce qui ressemble à une banlieue de grande ville puis on arrive en campagne. On doit affronter 2 ou 3 côtes et descentes assez raides puis le chemin nous fait passer par une route avec une barrière mais qui est ouverte mais le balisage nous dit que c'est par là qu'il faut passer mais assez rapidement le balisage disparait et à un embranchement dont je me souviens vaguement il y a 4 ans, je prends le temps de scruter les lieux pour enfin découvrir une vieille pancarte qui gît au fond du fossé et qui indique clairement qu'il faut prendre le chemin de gauche et ne pas continuer tout droit ce que voudrait la logique. Je le remets sur le bord de la route pour les suivants. Cela ne servira pas à Mattéo qui parti avant moi ne verra pas ce balisage et j’aurai la surprise de le voir venir derrière mis dans quelques kilomètres et qui n'est revenu sur le chemin que grâce au GPS. Le chemin est empierré et bien agréable au milieu des champs et des bois mais toujours sans balisage. Enfin, juste avant d'arriver à Monte Sancto au début de la banlieue de Rome on retrouve un panneau indicateur et c'est juste le moment où Mattéo va me rejoindre. Peu de temps après on aperçoit le premier bar et on va s’arrêter pour prendre une collation. Nous avons de la chance car nous allons pouvoir profiter de la promotion "nouveau propriétaire" avec un Cappuccino avec le croissant pour 1.50€. Je prends un 2ième avec un panini au saumon pour ce midi, vendredi oblige!
Il est 10h30 et on repart requinqué mais peu de temps après on va encore se tromper au carrefour avec un parc. Je me souviendrai que je me suis trompé au même endroit il y a 4 ans. Il manque vraiment une indication dans ce grand croisement. Bref, grâce au GPS de Matéo et mon plan on retrouve notre itinéraire le long de la rivière et du chemin de fer. On finit par retrouver le balisage et comme il est 12h30 on décide de faire la pause de midi sur un banc à l'ombre mais la pause sera de courte durée car l'endroit est infesté de moustiques et Mattéo repart très vite et je le suis rapidement.
On s’arrêtera beaucoup plus tard après être passé devant la grande mosquée qui est fréquentée ce jour, on est vendredi! Il fait très chaud et on commence à être bien fatigué. On arrive à un marché qui se termine mais on pourra quand même acheter quelques fruits et on pourra manger avant d'être mis à la porte par le gardien qui ferme.
Encore un peu de temps et on arrive sur le Tibre que l'on traverse et on descend le long du chemin de halage qui n'est pas très beau au départ avec beaucoup de détritus et de mauvaises herbes mais au fur et à mesure de notre approche du centre de Rome le paysage s'améliore et deviens plus agréable. On monte l'escalier à l'avant dernier pont et on tombe dans la foule des touristes et on voit au loin l'objectif final à savoir la basilique saint Pierre de Rome que l'on atteint rapidement mais l'orage qui menaçait depuis un petit bout de temps se déclenche avec une belle averse de grêles qui surprend les habitués.On ne flâné donc pas sur la place saint Pierre et on en profite pour récupérer notre diplôme de pèlerins patentés, le "Testimonium" et on va à pied au gîte "donativo" réservé aux pèlerins géré par des religieuses et juste à côté de l'église de sainte Cécile dans le quartier du "Trastevere" .
Le principe c'est que l'on donne ce que l'on veut ou peut mais on ne peut rester que 2 nuits de suite. et quand on arrive tous les deux, les hospitaliers nous annoncent qu'il n'y a plus qu'un lit, il va falloir choisir! Comme on est bien fatigué, on commence par se poser et s'assoir afin de réfléchir et au bout d'un temps assez long la religieuse responsable nous prend en pitié et nous propose de nous garder tous les 2 mais il y en a un qui couchera sur un matelas dans une pièce annexe et la religieuse nous demande de rester discret car ce n'est pas réglementaire et Mattéo se propose pour le matelas par terre, je profite du bénéfice de l'âge! (25 pèlerins pour 24 lits)
Le lendemain il y aura beaucoup moins de monde et pas de problème de place.
Les hospitaliers pratiquent le lavement des pieds aux nouveaux arrivant vêtu d'une veste à laquelle est fixé 2 coquilles saint Jacques et ce juste avant le repas du soir à 19h30 qui est préparé par eux. Séance de témoignage de notre périple, ils sont tous italiens sauf une allemande, une polonaise et moi, le français! Le gîte ferme à 22h30 et je ferais le tour du quartier en terminant par une "gélatta" bien sûr!
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