Comme beaucoup de pèlerins qui ont été jusqu'à Saint Jacques de Compostelle, j'ai attrapé "le virus" et depuis que j'ai commencé en 2012 suite à mon licenciement à marcher sur les chemins je fais un parcours au moins une fois par an. Cette année étant l'année jubilaire de Notre Dame du Puy, et sachant que le prochain jubilé sera en l'an de Grâces 2157 (!) soit dans 141 ans, je me devais d'y retourner et à pied. J'ai trouvé 3 compagnons dont un abbé et nous sommes parti de Rocamadour et avons donc remonté le chemin de Saint Jacques sur 2 semaines. Quand on est Jacquet, on le reste!
Bonne lecture et merci pour vos commentaires!
Carnet de voyage du pèlerinage au Puy du 24 avril au 8 mai 2016
Vers 17 heures le samedi
23 avril, je passe prendre chez lui Jacques Dansan qui vient avec nous pour
prendre "les églises d'assaut" comme il dit et nous arrivons 300 km plus loin et vers 20
heures chez l'abbé Hecquard chez qui nous prenons notre diner et inaugurons
notre premier gîte.
Le lendemain dimanche 24
avril, nous assistons à la messe dominicale à 10h30 suivi du déjeuner et nous
partons en direction de Rocamadour vers 14h45 dans la voiture de l'abbé. Entre
temps, un breton Jean-Yves nous a rejoints à l'heure de la messe. Nous sommes
donc 4 avec tous nos bagages et une valise chapelle conséquente. Nous ferons
une pause bien méritée aux grottes de Saint Antoine à Brive haut lieu
franciscain car Saint Antoine y a résidé plusieurs mois en 1226 où il a eu
l'apparition de la Sainte Vierge sous le vocable de "Notre Dame de Bon
Secours" qui l'a délivré de tentations de découragement. De plus, depuis
son passage il y a une source miraculeuse un peu comme à Lourdes. Je commence
la distribution de médailles miraculeuses. J'en ai distribué un sac entier sur
le chemin. Déo Gratias! Sur le chemin de saint Jacques, les gens sont réceptifs
et j'ai eu très peu de refus mais je suis extrêmement surpris de voir
l'ignorance qu'ont les personnes rencontrées quant aux apparitions de la Rue du
Bac. C'est affligeant et c'est donc une bonne action, enfin j'espère! Nous
repartons rapidement afin de ne pas arriver trop tard au gîte de Rocamadour
intitulé "Lou Cantou". J'avais téléphoné la veille, heureusement, et
nous arrivons à pied d'œuvre vers 19 heures passée juste à temps pour diner et
monter les marches à genoux en récitant un ave sur les quelques 200 marches
pour arriver à la chapelle miraculeuse. Nous le faisons avec Jacques et l'abbé,
Jean-Yves trop fatigué par son lever plus que matinal ne nous accompagnera pas.
Il fait nuit et nous sommes seuls, hormis une kyrielle de chats qui nous croisent
tout au long de notre dévotion, c'est très émouvant surtout qu'arrivé au
sanctuaire la porte est close vu l'heure. Nous interrogeons les hospitaliers
quant à la possibilité de pouvoir dire notre messe dans le sanctuaire. Jean,
l'hospitalier semble très pessimiste mais il nous montre la chapelle du gîte
tenue par des sœurs de Notre Dame du calvaire fondées par le père Pierre
Bonhomme à Gramat, le village proche du sanctuaire, chapelle super moderniste
qui ne sied pas vraiment à notre cher aumônier. L'hospitalier se propose de
téléphoner, tout de même, au sacristain à qui il passe l'abbé qui lui dit que
nous célébrons l'ancien rite. Il nous dit que cela ne sera pas possible. Mais
quelque temps plus tard l'hospitalier nous dit que le lendemain c'est la
sacristine et que il faudra se présenter à la chapelle miraculeuse à 8h30 et
que l'on verra avec la sacristine!
Lundi 25 avril 2016: Rocamadour - La Capelle Marival:
Et c'est ce que nous
avons fait. Il faisait un temps radieux avec une luminosité exceptionnelle,
c'était magnifique dans ce superbe sanctuaire. A 8 h 30 on frappe à la porte de
la chapelle, on est reçu par une sacristine d'humeur maussade qui nous dit que
nous aurions du réserver depuis longtemps car nous savions que nous allions
venir, sauf que si nous l'avions fait, on nous aurait refusé l'accès mais
comment lui expliquer? Elle demande sèchement son "celebret" à l'abbé
mais visiblement elle ne connait pas le latin car il est écrit sur ce document qu'il a été
ordonné le siège étant vacant (sede vacante) et nous avons la joie de pouvoir
célébrer la messe à un autel à la tribune car une autre messe est prévue sur
l'autel de la sainte Vierge. Nous étions en face de la vierge et quasiment sous
la cloche miraculeuse qui sonne toute seule quand un naufrage est évité
(dernier en date connu: 29 septembre 2008). La sacristine nous avait préparé
les canons d'autels et le missel traditionnel ainsi qu'une chasuble de la bonne
couleur rouge pour la fête de l'évangéliste Saint Marc. On a été un peu dérangé
en fin de messe par la nouvelle messe qui commençait mais les chants étaient
harmonieux.
Le seul problème c'est que pour pouvoir faire notre
pèlerinage entre 2 dimanches il fallait que nous arrivions à boucler notre
périple en 13 jours ce qui, nécessairement, nous obligeait à faire quelques
grandes étapes. Nous avions donc prévu une étape de 35 km ce qui est beaucoup
pour un premier jour et avec la messe, le petit déjeuner et l'abbé qui n'avait
pas l'habitude de ranger ses affaires nous sommes parti à 10h30 bien sonné.
Nous avons gardé la voiture de l'abbé ce qui permettait d'être plus souple au
niveau des étapes avec chacun son jour de corvée de conduite. C'est Jacques qui
a été désigné comme "volontaire d'office" ce premier jour à charge
pour lui de nous trouver le gîte pour le soir et le lieu de messe pour le
lendemain et nous nous sommes donné rendez-vous devant l'église de Gramat que
nous avons rejoint vers 13h30. Nous n'avions parcouru que 13 km, il en restait
théoriquement 22 ce qui est encore beaucoup. En plus, l'abbé et Jean-Yves ont
décidé de faire des courses ce qui nous a fait partir vers 15 h. On suivait les
balises rouges et blanches mais, bien que j'avais fait le circuit en 2012 et
2013 je ne reconnaissais pas le paysage ni les chemins jusqu'au moment où on
voit un panonceau indiquant "le nouveau tracé" du GR6 et qui rallonge
de plusieurs kilomètres! Le parcours est bien plus beau que l'ancien mais quand
nous avons rejoint Jacques et la voiture au lieu dit" l'Hôpital", il
était 16h30 et 15 km encore à faire pour arriver à la Capelle Marival où
Jacques nous avait réservé un "mobil home" sur un camping (avantage
de la voiture). Nous décidons de laisser la voiture à l'abbé qui était
passablement fatigué et de laisser nos sacs dans la voiture pour aller plus
vite. Nous voilà parti et finalement nous sommes arrivés à la nuit tombante
vers 21h30 avec près de 40km dans les jambes.
Nous avions une bonne nouvelle: Jacques avait
inventé un stratagème pour pouvoir dire la messe à l'église le lendemain matin
mais pour cela il fallait se lever tôt pour la dire de bonne heure. Jacques a
pu rentrer dans l'église car beaucoup d'églises sont ouvertes en journée sur le
chemin de Compostelle (que nous faisons à l'envers pour le jubilé du Puy). Il
se renseigne des heures de fermetures et d'ouverture: cette église n'ouvre qu'à
10 heures et ferme au environ de 19 heures. Jacques constate que cette église
possède une porte latérale qui n'est fermé que par une tirette. Il imagine que
cette porte ne sera pas vérifiée à la fermeture de l'église et donc la laisse
ouverte.
Mardi 26 avril 2016:
La Capelle - Marival - Figeac
Et de fait le lendemain matin nous pourrons
rentrer par cette porte et dire notre messe en toute tranquillité à l'autel
latéral dédié au Sacré-Cœur.
Nous décidons de changer
notre mode de fonctionnement qui sera identique jusqu'à la fin: vu la lenteur
de l'abbé le matin pour démarrer et le temps qu'il lui faut pour ranger après
la messe, c'est l'abbé qui garde la voiture tous les matins et il marchera tous
les après-midi ce qui lui laissera aussi du temps pour dire son bréviaire. De
plus il pourra préparer la messe avant que nous arrivions et lui permettra de
ranger la valise chapelle en toute quiétude. Et l'après midi nous prendrons la
voiture un jour sur 3. Comme cela tout le monde pourra marcher tous les jours.
Nous arrivons à partir vers 9 h30 et laissons l'abbé s'organiser. Il ira en
voiture à Figeac où il essayera de négocier avec le clergé local le lieu de
messe. Jacques, Jean-Yves et moi-même
avons mangé dans un bar que nous avons croisé vers 13 heures dans un joli petit
bourg moyenâgeux. En effet, la pluie était au rendez vous et donc pas très
agréable pour manger en plein air. Nous avons retrouvé l'abbé à Figeac où il a
sympathisé avec le clergé local qui l'a invité à déjeuner, coucher au
presbytère et petit déjeuner le lendemain mais pas de possibilité de dire la
messe sur place. De notre côté, nous avons dormi dans un gîte tenu par une dame
fort sympathique et un bon esprit. L'abbé a pique-niqué avec nous le soir et
nous a retrouvés après le petit déjeuner le lendemain matin. En fait ce jour là
il n'a pas marché.
Mercredi 27 avril
2016: Figeac - saint Roch
Suite à la déconvenue de
l'abbé, nous jetons un coup d'œil à la carte et nous voyons que le chemin passe
devant 2 églises: saint Jean Mirabel et Saint Felix. C'est moi qui suit de
corvée de voiture et je vais voir les 2 églises en question et il n'y a pas
photo: l'église de saint Felix est bien plus jolie, mieux entretenue et plus
traditionnelle. Je gare la voiture de l'abbé devant l'église et remonte le
chemin à la rencontre de ceux qui marchent ce qui fait que je peux marcher plus
de 2 heures. En effet on ne pourra dire la messe que vers 11 heures à l'autel
de la sainte Vierge. Vu l'heure de la fin de la messe on pourra déjeuner dans
le restaurant du bourg où nous mangerons un excellent couscous précédé d'une
bonne soupe bien chaude que nous apprécions. En effet, en chemin les appétits
se creusent et les repas froid finissent par lasser. Je reprends la voiture
pour réserver le gîte à Saint Roch où je connais une hospitalière un peu
"illuminée" mais d'une charité sans égale et je sais que nous serons
bien accueilli. De fait elle ne fait aucune difficulté pour nous recevoir tous
les 4 et est très honorée de pouvoir accueillir un prêtre. Mais elle n'a pas
fait les courses depuis un certain temps et elle manque un peu de tout. Je lui
propose de faire ses courses à l'ALDI de Decazeville ce qu'elle ne refuse pas.
Me voilà parti acheter du pain et de l'épicerie en ville. De retour chez elle,
je l'aide à tout préparer pour l'accueil des pèlerins du soir qui ce jour
seront au final 18 alors qu'elle n'avait reçu que 3 personnes la veille. Il
faut aller chercher des matelas dans la remise près de l'église pour pouvoir
coucher tout le monde. Elle a vraiment la main sur le cœur mais elle me demande
de venir chanter les vêpres avec elle et je me dois de lire et de chanter des
passages de livres modernes. Mes compagnons n'arriveront que vers 19 heures,
juste à temps pour se mettre à table. Brigitte, c'est le nom de l'hospitalière,
fait le lavement des pieds à l'abbé quand il arrive, qui se prête gentiment au
jeu. A table, Brigitte demande à chacun de se présenter, ce qui permet à l'abbé
de faire un petit catéchisme écouté attentivement par les pèlerins. Il se
trouve un groupe composé de monsieur marié avec une veuve avec leur fille et
les 2 petits enfants de la femme, petits enfants qui sont bien élevés et qui
connaissent un peu leur religion.
Jeudi 28 avril 2016
Le lever est matinal.
Brigitte s'occupant de l'église, nous pourrons dire la messe à l'autel de la
Sainte Vierge où le Saint Sacrement est conservé. La sacristie nous est ouverte
et je trouve un magnifique ornement mais l'abbé préfèrera le sien. La pierre
d'autel a été conservée. Nous installons tout notre équipement et nous
commençons à être rodés. C'est moi qui sers la messe et Brigitte suit la messe
avec assiduité. Puis nous rangeons et prenos un petit déjeuner en compagnie de
Brigitte qui pensive nous dit à peu-près ceci: "pendant la messe, j'ai
compris que le Concile Vatican 2 avait diminué le sacré ou réduit le
sacré"! Quel aveu et quelle belle honnêteté de la part de cette pieuse
femme. Il y a des braves gens partout et notre petit pèlerinage est un bel
exemple pour tous ces gens croisés au hasard de notre périple. Ça nous a fait
bien plaisir, cette réflexion!
Brigitte s'occupe des
pieds de l'abbé lui coupant les ongles et soignant ses ampoules, c'est très
charitable et aussi bon pour l'humilité de tout le monde.
Nous partons encore une
fois pas vraiment de bonne heure sous un soleil généreux mais un vent frisquet
et c'est Jean-Yves qui conduit la voiture de l'abbé à charge pour lui d'aller
chez Jean-Luc un hospitalier qui se trouve sur le chemin quelques kilomètre
avant Conques. Nous prenons un raccourci qui nous permet d'éviter de descendre
à Decazeville et donc d'être obligé de remonter ensuite. La côte est douce mais
longue et ensuite nous avons un long chemin dans les bois avec descente vers
les rivières et remontés ensuite. Nous rejoignons le chemin balisé en haut du
plateau et vers 13 heures nous croisons Jean-Yves qui vient vers nous et il a
prévenu Jean-Luc que nous ferions la pause déjeuner chez lui. Voilà encore un
brave homme qui a compris beaucoup de choses et qui vit pauvrement d'une petite
ferme et du chemin de Saint Jacques. Il nous propose des asperges sauvages bien
vertes et un peu amer ainsi que du fromage bien fort avec un verre de vin. Nous
laissons notre obole pour ce bon repas et au moment de repartir des femmes
attendent le taxi pour rentrer et le chauffeur se met à chanter le chant de
Compostelle "ultreia, esus eia" avec nous tous: charmant!
Nous voilà reparti en
direction de Conques, en légère pente au départ et en forte pente sur la fin:
en effet Conques est situé dans un vallon entouré de forêt C'est la fameuse
côte en début d'étape quand on fait le chemin de saint Jacques. Jacques qui
craint de tomber ralenti l'allure et l'abbé a toujours du mal à suivre, je les
laisse donc et marche tout seul jusqu'à Conques. Une demi-heure avant d'arriver
je passe à côté de la chapelle de Sainte Foy dans laquelle se trouve une cloche
que les pèlerins sonnent. Si les moines l'entendent, ils répondent en sonnant
les cloches de l'église de Conques. La soirée s'avance et personne ne répond à
ma sonnerie! Je continue la descente assez raide puis la petite remonté pour
arriver sur la place de l'église où m'attends Jean-Yves qui a bien réservé les
chambres dans le monastère sans prendre le repas que l'on trouve trop cher et
qui me dit que le moine va faire le commentaire du Tympan à 18h30 c'est-à-dire
5 minutes après mon arrivée. C'est toujours amusant car le moine a beaucoup
d'humour surtout quand il commente les personnages qui sont en enfer, un
personnage par péché capital et un huitième pour "la vaine Gloire".
Conques possède les reliques de Sainte Foy "grâce" à un "pieux
larcin" ou encore par une "translation furtive", des doux mots
pour signifier que les reliques ont été dérobé à un monastère d'Agen après 11
ans de patience par les moines de Conques qui s'étaient fait accueillir par les
moines d'Agen.
Par contre en fin de
présentation cela se gâte quand il nous annonce que Sainte Foy était un peu
précurseur au niveau œcuménique car on trouve des lieux dédié à Sainte Foy chez
les orthodoxes et les anglicans et de se réjouir qu'une "prêtresse" anglicane soit venue faire une célébration à
Conques et on sentait bien que cela le réjouissait d'envisager un jour l'ordination
des femmes! Personne n'est parfait!
Jacques et l'abbé sont
arrivés en cours de conférence et ont pu entendre les inepties de la fin.
Nous allons ensuite nous
installer dans le dortoir et nous montons au Parking pour diner sur nos
réserves avec une température un peu fraiche avec les provisions de la voiture.
Ensuite nous visitons les sanctuaires et nous arrivons à la fin de la messe des
pèlerins qui sera suivi par des pièces d'orge joué par le fameux moine. Puis
nous allons nous coucher pour un repos réparateur.
Vendredi 29
avril 2016
Lever matinal comme
d'habitude et avant de marcher en direction de la messe et pour respecter le
jeûne eucharistique nous prenons un liquide chaud bien que nous n'en ayons pas
le droit car nous n'avons pas payé pour cela. Quelle ne fut pas ma surprise de
reconnaitre un hospitalier avec qui j'avais bien parlé à la fin de mon périple
de l'année passée à Saint Jean Pied de port! Il s'appelle Patrick et est marié
avec une femme d'origine espagnole et ils font tout ensemble, j'admire et comme
j'aurai aimé que ma femme vienne avec moi sur les chemins. Ils sont en retraite
alors ils marchent et ils font les hospitaliers. Ils ont prévus de partir de la
pointe de la Bretagne et de rejoindre saint Jacques de Compostelle. Ils ont 3
fils dont un médecin et un autre qui a plus de mal et à qui ils donnent un
petit coup de pouce de temps en temps. Je leur dit que je ferais peut-être
hospitalier cet été et il m'ont conseillé d'aller chez Michel chez qui nous
nous arrêterons ce midi, (enfin vers 14 heures). Vraiment sympathique!
Nous partons tous les 3
laissant l'abbé finir de se préparer et nous avons regardé la carte il y a une
église sur le chemin à 3 km. C'est décidé l'abbé va y aller en voiture et
commencer à préparer l'autel pour gagner un peu de temps. Oui, nous avons
délibérément évité de dire la messe à Conques, il aurait fallu demander la
permission aux ecclésiastiques du cru
avec une forte probabilité d'essuyer un refus. Et nous voilà parti sur
une bonne petite côte. Jean-Yves et Jacques me lâche sans problème mais je
préfère marcher à mon rythme sans m'épuiser. Ils m'attendent gentiment en haut
de la côte et après 3 quart d'heure nous arrivons dans le village de saint
Marcel où nous apercevons notre abbé en grande discussion avec un habitant du
coin, enfin un parisien qui revient dans son pays natal. Il nourrit un chaton
qui est mal alimenté par sa mère. Il se pose des questions sur la messe que
l'on va dire et est tout à fait d'accord pour assister à la messe mais ne
communiera pas. L'abbé n'a pas fini d'installer l'autel et nous l'aidons. La
messe sera dite sur l'autel central qui est bien restauré. L'église est toute
petite mais bien proportionnée avec de belles statues entretenues dont un Saint
Marcel pape avec sa tiare de toute beauté.
A la fin de la messe le
monsieur nous remercie chaleureusement et nous dit que cela lui a rappelé son
enfance quand il avait 15 ans et il a même été surpris de se remémorer les
paroles de l'Ave maria au bas de l'autel à la fin de la messe et il en était
tout ému. Je lui donne une médaille miraculeuse. Il me remercie chaleureusement.
Le bien que l'on fait par l'exemple c'est important et cela nous stimule pour
notre périple. Nous prenons notre petit déjeuner sur une table à côté et au
soleil. Cela fait du bien car ce matin il fait encore bien frais.
. Nous décidons d'aller
jusqu'au lieu-dit "le soulié" tenu par Michel une belle figure du
chemin qui tient un gîte "donativo" dans le plus pur esprit du chemin
pour aider les pèlerins quelque soit leur condition, chacun étant libre de
donner ou non ce qu'il estime juste. Il est aidé par des bénévoles qui viennent
là gratuitement donner un coup de main à Michel. De plus dès qu'il a un peu
d'argent il fait des aménagements pour que l'accueil soit encore meilleur pour
les suivants afin que les pèlerins se sentent bien.
Vu l'heure de notre
départ, nous arriverons chez Michel vers 14 heures avec un changement de
chauffeur à Espeyrac où nous attends l'abbé qui a rangé sa chapelle et dit un
peu de bréviaire
Nous confions la voiture
à Jacques qui va retenir le gîte à Estaing et nous rejoindre chez Michel. Nous
arrivons un peu avant lui car il s'est perdu pour y aller. Michel nous fait un
superbe accueil comme il sait le faire. Cet homme est la bonté même et ne voit
que le bien qu'il peut faire. Il est très honoré de pouvoir accueillir un
prêtre et après s'être informé de nos convictions, il était tout triste de
cette division dans l'église, il aurait voulu que tout le monde s'entende et
cela l'affligeait. Il a construit une petite chapelle dédié à Sainte Fleur une
religieuse qui a logé des pèlerins qu'il fait visiter à notre abbé. Michel nous
raconte ses déboires avec l'administration fiscale. Il vient d'avoir un
contrôle fiscal, semble t'il sur dénonciation de concurrents déclarés. En
effet, comme c'est un gîte "gratuit", "donativo"
c'est-à-dire qu'il y une boîte où les pèlerins donnent ce qu'ils veulent. Il
est chez lui et il reçoit des amis, eh bien il faut payer des taxes. Il a été
condamné une première fois à 60 000€ à charge pour lui d'essayer de se
justifier. Il a envoyé sa demande hors délai mais il a reçu une rectification à
16 000 € qu'il a acquitté et quelques temps après, il a reçu une ristourne de
4000 € et donc pour finir il a payé 12 000€. Il faut rappeler qu'il touche une
retraite et que les dons ne servent qu'à faire fonctionner le gîte et que le
peu de boni qu'il fait il s'en sert pour améliorer le confort des pèlerins. Il
emploi des bénévoles qui ont fait le chemin et qui le font gratuitement. Dans
quelle époque vit-on?
Il nous demande si nous avons mangé et sur
notre réponse négative il demande aux hospitalières présentes de nous préparer
de quoi manger. Comme c'est vendredi, on lui fait comprendre que nous ne
mangerons pas de viande. Il nous offre une bonne omelette avec de la salade
(voir photo ci-dessous). Cela nous fait le plus grand bien avec ce soleil qui
est enfin chaud. On en profite pour se faire prendre en photo. Nous demandons à
Michel où nous pouvons aller et il nous indique un raccourci pour rejoindre
Estaing plus rapidement mais cela fait quand même plus de 15 km. Voilà une
étape qui sera encore longue de plus de 30 km mais c'est grâce à cela que nous
serons à l'heure au Puy. Pour ne pas fatiguer l'abbé et pour ne pas perdre trop
de temps nous partons Jean-Yves et moi et laissons Jacques et l'abbé faire de
l'apostolat auprès de Michel.
Sur ce raccourci nous
croiserons une pierre druidique "christianisé", une croix en fer
forgé a été installée sur le sommet de ce menhir. Avec Jean-Yves nous posons 3
médailles miraculeuses autour de la pierre pour chasser les démons éventuels.
Jacques et l'abbé nous doublent et nous décidons de faire attendre l'abbé dans
le prochain village Campuac que nous
devons traverser. Nous le retrouvons au pied de l'église plongé dans son
bréviaire. Visite rapide de l'église qui n'a plus beaucoup d'intérêt car
transformé en temple protestant, sans statue ni vitraux hormis une statue de la
vierge plus traditionnelle.
Nous voilà reparti en
suivant la carte pour rejoindre le GR 65. Après un crochet involontaire, nous
retrouvons la voiture et Jacques qui va nous accompagner un certain temps.
Retour sur le GR et descente vers Estaing qui se trouve au fond d'une vallée.
Nous finissons par arriver au gîte de Léonard vers 19h30 avec une grosse étape
dans les jambes mais content d'avoir réussi. Nous sommes que 8 dans le gîte ce
soir: nous 4, 2 pèlerins et les 2 hospitalières. Nous pouvons choisir notre lit
et coucher sur le lit du bas plus confortable. Le repas à été retardé à 20
heures pour nous attendre. Nous demandons s'il sera possible de dire la messe
sur place. Les hospitalières n'y voient pas d'inconvénient mais doivent
demander au maitre des lieux qui a fondé une petite communauté de tendance
néo-moderniste.
Nous aurons la réponse
négative le lendemain matin qui ne nous surprend pas outre mesure et nous
partons après avoir bu un thé bien chaud.
Samedi 30 Avril 2016
Nous avons regardé sur
la carte, nous devons croiser 2 églises celles de Trédou et celle de Bessuejouls.
Nous demandons à l'abbé de partir en voiture pour trouver une église ouverte et
avec un autel normal. Nous voilà parti mais les nuages sont de plus en plus menaçants
et bientôt il nous faut mettre les ponchos, la pluie devant de plus en plus
forte et régulière avec un vent glacial. Comme tous les jours nous croisons un
nombre impressionnant de pèlerins en provenance du Puy que nous saluons
respectueusement. Avec la pluie vient rapidement la boue, une boue rouge qui
rend le chemin particulièrement glissant surtout dans le passage avant l'église
de Bessuejouls où nous aurons la messe. Nous croisons une petite chapelle
ouverte dédié à Saint Michel à Verrières mais qui n'était pas indiqué sur la
carte puisque chapelle privé d'un château. L'abbé nous appelle pour nous dire
qu'il n'a pas trouvé l'église de Trédou et qu'il nous attend à celle de
Bessuejouls. De toute façon l'église de Trédou est fermée quand nous y passons.
Nous arrivons vers 10 heures bien mouillé et passablement rougis par la boue du
chemin et après avoir aidé une femme qui tirait un chariot ce qui n'était
évident dans le chemin escarpé et glissant.
Après la messe dans
cette belle église qui contient un beau tableau de la mission de sainte Jeanne
d'arc par Saint Michel nous laissons l'abbé ranger sa chapelle et nous nous
donnons rendez-vous devant l'église d'Espalion. Nous visitons l'église qui est
bien conservée et nous mangeons sur le pouce et à l'abri de la voiture car le
temps est maussade avec de la pluie et du vent. La ville est assez importante
avec tous les commerces et je pars avec l'abbé à la recherche d'un magasin de
sport pour acheter une vraie paire de chaussure de marche. L'abbé est parti
avec des chaussures de travail pas vraiment adapter à des marches longues et en
terrain accidenté: conséquence, les chaussures le blessent à la cheville et il
commence à avoir des ampoules aux pieds. Nous trouvons facilement le magasin idoine
avec un commerçant de bons conseils, enfin je suis d'accord avec ce qu'il dit.
C'est un ancien professeur de sport qui est motivé par son métier. Voilà notre
abbé bien équipé. C'est moi qui prends la voiture et je laisse mes 3 pèlerins
en marche pour l'étape de ce soir sur une bonne demi-journée de pluie. Je passe
visiter une église romane remarquable, l'église Perse puis je me dirige vers
Saint Côme d'Olt où je réserve 4 places au gîte municipal géré par un couple
franco-canadien, le mari est canadien et sa femme française, très accueillant
et de bonne humeur. Nos 3 compères arrivent assez rapidement, nous faisons
quelques courses et je prévois un repas concocté par mes soins: une bonne
salade verte et des nouilles avec des œufs brouillés et des lardons, fromage et
dessert. Nous nous renseignons sur l'ouverture de l'église demain dimanche. Il
y a une messe de dite ce soir ce qui nous laissera tranquille pour demain matin
et elle doit ouvrir à 8 heures ce qui nous va bien. Nous sommes confiants.
De la neige est tombé
sur le plateau de l'Aubrac dans la journée, les sommets sont tout blancs
d'après les randonneurs qui arrivent.
Dimanche 1er mai 2016
Lever de bonne heure
comme d'habitude. Nous prenons un liquide et nous sommes à pied d'œuvre pour 8
heures. L'église sera ouverte à l'heure et nous pourrons dire notre messe en
toute tranquillité.
Comme d'habitude depuis
quelques jours nous laissons l'abbé ranger ses petites affaires pendant que
nous partons dans cette étape qui sera toute en montée vers les plateaux de
l'Aubrac avec un vent glacial et par moment de bons moments ensoleillés et
chaud quand on est à l'abri du vent. Nous avons convenu de nous retrouver pour
déjeuner à un endroit accessible par la route au lieu-dit l'Estrade ce qui fut
fait. De plus dans ce hameau il y a un four sans doute commun avec un auvent où
est installé une table ronde avec du café chaud et de l'eau chaude pour les
tisanes et un tronc pour les oboles. C'est à l'abri du vent, en partie au
soleil et il y a quelques chaises. On ne se fait pas prier pour manger notre
casse-croûte. D'autres personnes font comme nous et une dame voyant la soutane
lui pose une question qui la tracasse depuis un certain temps sur l'expression "fils
de Dieu". L'abbé fait bien volontiers un petit sermon, en plus c'est
dimanche cela tombe bien. J'en profite pour distribuer des médailles. Après ce
délicieux café, c'est moi qui reprend la voiture car je connais les usages à
Aubrac, ce sera plus facile pour moi. Je passe à Saint Chély d'Aubrac où je
visite l'église qui est bien belle puis je file à Aubrac où je découvre la
neige et un vent vraiment glacial. Je vais retenir le gîte de "la tour des
anglais". Au début la dame de l'hôtel qui gère le gîte me dit que c'est le
premier jour qu'il ouvre et donc que le chauffage n'a pas eu le temps de faire
son effet. J'en profite pour me renseigner sur les ouvertures de l'église qui
se trouve juste à côté. Elle ne sait pas trop les horaire d'ouverture mais me
dit qu'elle possède un double de la clé qu'elle veut bien me confier ce soir à
charge pour nous de fermer l'église si elle fermée et de la laisser ouverte si
elle ouverte afin de ne pas perturber la
portière titulaire!
Me voilà rassuré, je
gare la voiture me couvre bien et je pars sur le chemin en direction de mes
collègues et amis. Je finis par les croiser au bout d'une heure et demi,
Jacques en tête suivi loin derrière par Jean-Yves et enfin l'abbé qui commence
à avoir la forme et je remonte avec eux ce que je viens de descendre. Nous
réglons nos dettes à l'hôtel, faisons tamponner nos crédentials et nous
mangeons ce que nous avons. La température dans la cuisine et dans le dortoir
est plutôt fraîche mais avec des couvertures cela passe.
Lundi 2 mais 2016
Messe comme prévue à 8
heures passée. Nous avons un fidèle de plus un jeune autiste qui est entrainé
par un retraité et qui font le chemin de saint Guilhem, chemin en partie commun
avec celui de Saint Jacques au début. Ils ont un âne et le retraité fait des
randonnées tous les ans et s'est pris d'affection pour ce jeune handicapé qui
semble bien content d'être dirigé. L'abbé range ses affaires et nous partons
sur les plateaux en partie enneigés et avec de la glace et un vent de nord
particulièrement frisquet. On supporte tous les vêtements ainsi que le bonnet
et la capuche mais le paysage est très beau comme d'habitude. A un carrefour, il y a un genre de stèle à la
mémoire d'un pèlerin qui serait décédé à cet endroit en mars 2011 à l'âge de 58
ans, il s'appelle Patrick Coudert et son sac à dos avec la coquille est placé
là en souvenir! On fait une petite prière pour le repos de son âme, c'est le
privilège de ceux qui meurt sur le chemin! 9 kilomètres plus loin on retrouve
notre abbé au pied de l'église de Nasbinal où nous prenons notre repas de midi.
C'est Jacques qui prend la voiture cet après-midi. Il va trouvez un gîte à
Lasbros après une bonne étape encore. Le gîte qu'a trouvé Jacques est tenu par
une ancienne nounou et est très sympathique. Nous sommes très bien logés et
faisons notre cuisine. Etape assez facile et sans trop de problème. Le temps
s'améliore et le soleil est chaud. Nous croisons des champs de jonquilles au milieu
des prairies
Mardi 3 mai 2016
Jacques a trouvé une
petite chapelle dédiée à notre dame de la Salette avec une belle statue, ce qui
est rare (chapelle de Bastide) dans un carrefour de 3 routes qui est ouverte et
qui est restée ouverte cette nuit avec un autel traditionnel et à 1 kilomètre
du gîte. Comme d'habitude on envoie l'abbé préparer la cérémonie pendant que
nous arrivons à pied. On le rejoint rapidement et nous nous activons pour
commencer la messe. Il est environ 8 h 30. Au moment de se revêtir des
ornements sacerdotaux, une pèlerine entre dans la chapelle pour la visiter, ce
que font tous les marcheurs sur le chemin de Compostelle. L'abbé l'informe de
la célébration imminente de la messe et lui demande si elle veut rester et si
elle veut communier. Elle est d'accord! La messe se déroule normalement et un
autre pèlerin en vélo celui-là rentre dans la chapelle au milieu de la messe.
Au moment de la communion les 2 nouveaux "paroissiens" se présentent
pour communier en présentant leurs mains pour recevoir la communion. Comme
c'est moi qui tiens le plateau de communion je le mets comme d'habitude sous le
menton et au dessus de leurs mains et l'abbé les communie normalement sur la
langue. A la fin de la messe, les 2 personnes sortent de la chapelle et on peut
entendre la réflexion que la femme fait à l'homme en vélo: "si j'avais su,
je ne serais pas resté car je n'ai rien compris" rapport à la messe en
latin bien sûr mais personne l'a empêché de partir dès le début de la messe.
Mais elle a reçu bien des grâces d'être rester sans doute! Nous laissons l'abbé
continuer de ranger et nous prenons le chemin comme tous les matins. Nous
visitons l'église de La Chaze de Peyre puis nous continuons en direction
d'Aumont-Aubrac. En arrivant dans cette petite ville nous longeons la ligne de
chemin de fer et arrivons en ville. Nous en profitons pour faire quelques
achats de nourriture chez le boucher, le boulanger et la petite supérette puis
nous allons sur la place de l'église où nous trouvons la voiture de l'abbé mais
celui-ci est absent: il a été lui aussi faire des courses pendant ce temps-là.
Il est midi passé et nous mangeons assis sur les marches de la salle
polyvalente en face de l'église. Une dame d'un certain âge vient nous voir
attiré apparemment par la soutane et engage la conversation sur ce que nous
faisons. La discussion tourne rapidement sur la religion et sur la liturgie et
elle essaye de nous démontrer que l'Eglise doit s'adapter à son temps, que
c'est mieux comme cela et que tout ne vas pas si mal. L'échange reste courtois
mais nous ne savons pas si nos arguments ont été entendus mais peut-être que
cela lui permettra de réfléchir. On le souhaite.
Cet après-midi c'est moi
qui conduis et je me dirige vers saint Alban sur Limagnole pour retenir un gite
conseillé par les pèlerins croisés au gîte d'hier et confirmé par la tenancière
du gîte et nous ne serons pas déçus. Je trouve assez facilement le gîte et
comme il est marqué d'entrer sans frapper c'est ce que je fais et j'entre dans
cette maison où il n'y a personne et je peux aller partout! Je trouve un numéro
de téléphone et j'appelle la responsable qui prend note de notre réservation et
lui dit que nous passerons en fin d'après-midi quand les collègues seront
arrivés. Je me renseigne de l'ouverture de l'église et on me dit qu'elle
n'ouvre pas avant 9 heures et de plus il y a une messe demain à 11 heures. Ce
n'est pas jouable! Je repère 2 églises ou chapelles pour la messe de demain la
chapelle Saint Roch sur le sentier et l'église de Lajo hors GR. Je vais les
voir toutes les 2. A la chapelle saint Roch une bénévole ouvre la chapelle tous
les après-midi de 13h30 à 18 heures. C'est donc possible pour demain après-midi
et à l'église paroissiale de Lajo l'église est ouverte et renseignement pris
chez la voisine de l'église elle sera ouverte vers 8 h 30 demain matin. Fort de
ces renseignements je retourne au gîte où je gare la voiture et je prends le
chemin dans l'espoir de croiser mes collègues. Au bout d'une bonne heure,
Jacques me contacte pour me dire qu'ils ont perdu le sentier et s'en viennent
par la route. Je n'ai pas d'autre choix que de rebrousser chemin et quand je
m'apprête à passer le pont de la rivière pour rejoindre le bourg par le route
je suis hélé et Jacques et Jean-Yves sont derrière moi sur la route. Je leur
indique le bon chemin qui se trouve à moins de 50 mètres et il reparte car
l'abbé a pris beaucoup de retard. Je l'attends et part même à sa rencontre qui
se fera peu de temps après. Nous prenons la route qui nous permettra de doubler
les 2 autres randonneurs et nous voilà arrivé au lieu de couchage de ce soir.
Après consultation de l'abbé il est décidé de dire la messe de demain à Lajo.
Repas chaud à base de lentilles vertes. Bonne nuit.
Mercredi 5 mai 2016
Lever aux aurores, petit
déjeuner avec pain tout frais apporté par notre hospitalière qui nous explique
que son mari est professeur de sport et accro au kayak. Il a d'ailleurs un beau
canoë canadien de suspendu sur le mur. Ils sont bien français mais aime
beaucoup le canada où ils font des sorties en mer pour admirer un endroit où se
trouvent des orques. La dame nous explique qu'elle a été professeur de
mathématique et de physique mais qu'elle s'en ait lassé et elle s'est installé
hélicicultrice et arrive à produire 100 000 escargots dans l'année. Elle explique tout cela avec
passion et elle a acheté la maison à une personne âgée de plus de 95 ans et
c'est la 2ième année qu'ils ont ouvert le gîte dans son ancienne maison après
des travaux de rénovation. C'est la première fois ce soir que le gîte est
plein. Nous sommes avec 2 jeunes femmes qui travaillent pour le contrôle de la
PAC pour les agriculteurs. Une des 2 passe une grande partie de son temps dans
l'humanitaire dans les pays étrangers.
Nous partons tous les 3
et laissons l'abbé partir et installer son autel à Lajo. On prend le GR4 qui
nous emmène tout droit dans le bourg où nous retrouvons notre aumônier fin
prêt, il faut dire qu'on y arrive vers 10h30. Belle messe sur l'autel latéral
de gauche. Après la messe on grignote un brin et nous voilà reparti, rendez
vous est pris avec l'abbé vers midi à la chapelle Saint Roch où nous arrivons
vers 12 h 30. Nous mangeons sur place et attendons l'ouverture de la chapelle
pour pouvoir y prier et faire la prière des rogations. Le bénévole n'arrivera
que vers 13 h 45 car il habite assez loin. Nous faisons donc la procession des
Rogations avec la récitation des litanies des saints puis nous repartons avec
l'abbé et c'est Jean-Yves qui prend la voiture à charge pour lui de nous
annoncer chez Jean-Louis au gîtes des "2 pèlerins" au Villeret
d'Apchier et de trouver le lieu de la messe de demain qui sera possible dans
l'église de Grèzes mais où nous n'irons pas car Jean-Louis nous fournira une
meilleur idée. Nous passons par "le Sauvage" sans nous y arrêter,
nous loupons un virage et nous sommes obligés de faire marche arrière et là
nous croisons un groupe d'une dizaine de personne qui empruntent le chemin en
transportant sur un chariot à roue 2 handicapés: quel courage! Je leur dit
qu'un prêtre arrive juste derrière moi et qu'ils peuvent lui demander sa
bénédiction ce qu'ils feront, encore des grâces de distribuées et nous
arriverons vers 18h au gîte où nous retrouvons Jean-Yves. Jean-Louis nous offre du sirop et une
demi-heure plus tard la famille Gautron arrive avec leur dernière fille,
charlotte, une amie Marie-Agnès et Hermine. Nous faisons connaissance. Après
discussion avec Jean-Louis, il nous explique que dans tous les bourg du coin il
y a une maison de la "béate" (de
béatitude) avec une cloche où une femme, quasiment religieuse, vivait pour
faire l'école et le catéchisme aux enfants du hameau et il y avait un autel où
un prêtre disait la messe de temps en temps. Les habitants de ce bourg ont
restauré la maison et justement ce soir ils sont en train de réciter le
rosaire. Jean-Louis nous emmène voir ces paroissiens et le doyen nous explique
l'histoire de ce lieu chargé
d'histoire. Jean-Louis informe que notre messe sera dite demain ici même
à 8 heures par notre aumônier et beaucoup viendront, c'est beau pour le jour de
l'Ascension! Repas pris en commun avec les autres pèlerins et l'abbé à qui
Jean-Louis fera cadeau de son hébergement.
Jeudi 5 mai 2016
(fête de l'Ascension)
Messe à 8 heures à la
maison de la béate. On installe l'autel comme
d'habitude mais on n'arrive pas à allumer la lumière. Une dizaine
d'habitants du village sont là qui n'osent pas rentrer. On les invite à venir
avec nous et j'en profite pour leur demander le moyen d'avoir de l'électricité.
En fait il pose une rallonge pour l'occasion ce qui fut fait.
Comme nous avons du
renfort avec l'arrivée des Gautron et d'Hermine nous pouvons chanter la messe,
enfin le Kiriale de la messe des anges et l'abbé nous fait un bon petit sermon
sur l'évangile du jour: il a en particulier commenté ces fortes paroles:
"celui qui croira et qui sera baptisé, sera sauvé; mais celui qui ne
croira pas sera condamné". Je pense que cela a fait réfléchir ces braves
gens qui n'ont plus l'occasion d'entendre prêcher la vérité.
A le fin de la messe les
assistants nous remercient, nous prenons notre petit déjeuner Chez Jean-Louis
et nous partons en direction de Saugues avec nos nouveaux pèlerins: Gilles
Gautron, Joëlle sa femme conduisant la voiture; Hermine, Charlotte et
Marie-Agnès ce matin, l'abbé nous suit en voiture comme nous en avons pris
l'habitude. Le rendez vous est pris devant l'église de Saugues. Il ne fait pas
très chaud mais il fait très beau avec un ciel bleu de toute beauté et le
chemin est en légère pente ce qui st très agréable. Nous récitons le rosaire et
pouvons admirer quelques autres maisons de Béate avec cette cloche si
caractéristique. Nous arrivons tranquillement à Saugues vers 12h30. Nous retrouvons Joëlle Gautron et l'abbé. Nous
visitons cette belle église qui contient les restes de saint Bénilde, un saint
local invoqué pour les cancers, entre autres. Puis nous sortons notre
pique-nique et nous voyons une petite grand-mère qui nous incite à nous
attabler à une table en plastique installée sur la place et comme elle voit que
nous sommes nombreux, elle va chercher une autre table et d'autres chaises dans
une remise. Nous sommes bien installé et le soleil nous réchauffe, c'est que du
bonheur! Mais toutes les bonnes choses ont une fin, il nous faut repartir. Nous
remercions notre hospitalière du jour et j'en profite pour procurer des
coquilles du pèlerin (Saint Jacques) et des crédentialles aux filles qui
viennent de nous rejoindre hier vendu par la gentille grand-mère. Joëlle
Gautron et l'abbé marchent cet après-midi et c'est Gilles et Jacques qui sont
de voiture. Nous démarrons par une bonne petite côte ce qui nous permet d'avoir
une belle vue sur Saugues et ses environs. Ensuite le parcours est plat et puis
en descente assez forte jusque dans la vallée de l'Allier. Le paysage est
magnifique et le temps clément, c'est très agréable. Jacques est parti voir le
gîte que l'on a retenu et faire un tour à la chapelle de Rochegude où on a
prévu de dire la messe de demain. Mon portable est déchargé et il ne pourra pas
me joindre avant notre arrivée à Monistrol d'Allier. Nous admirons la vue que
l'on a de la vallée avant d'y descendre. On longe une chapelle installée dans
une grotte et dédiée à Sainte Marie-Madeleine à flanc de falaise et nous voilà
arrivés vers 18 heures à notre destination. Nous retrouvons Jacques et Gilles
et nous prenons nos quartier dans le gîte "le repos du pèlerin" tenus
par 2 hommes qui ont fait les chemins de Saint Jacques et qui les a marqué, un
l'a fait en entier jusqu'à Santiago et son ami a été jusqu'à Conques mais en
garde un souvenir ému. Bon accueil, bonne table et bonne nuit: simple mais
confortable. Les Gautron ont retenu une gîte un peu plus loin. On décide de se
retrouver vers 7 heures demain
Vendredi 6 mai 2016
Lever 6h30, on prend un
petit déjeuner puisque la messe ne sera dite que vers 10 heures, nous attendons
les Gautron et nous voilà partis avec Gilles et sans l'abbé qui va installer
son autel de campagne dans la chapelle de Rochegude, splendide petite église
romane accrochée sur un promontoire qui donne sur la vallée de l'Allier. Après
avoir traversé la rivière sur un pont métallique nous grimpons de plus en plus
raide jusqu'à atteindre le site de
Rochegude en avance sur ce que j'avais prévu. Les 3 kilomètres en montée se
sont bien faits même si nous arrivons
passablement essoufflés. Après un rapide coup d'œil admiratif sur le paysage du
Bon Dieu nous aidons activement l'abbé pour la préparation de l'autel de la
messe. Une jeune fille qui part sur les chemins de Saint Jacques est intriguée
par notre remue ménage et accepte bien volontiers de rester avec nous à la
messe. Elle ne connait rien et pose beaucoup de questions et est très attiré
par le spirituel. Joëlle Gautron l'initie aux rudiments de la religion et elle
est très intéressée. Nous lui donnons l'idée d'aller voir Saint Nicolas du
Chardonnet pour qu'elle prenne le temps d'approfondir. Elle ne dit pas non car
elle vit sur Paris et donc prévois d'y aller faire un tour quand elle
reviendra. Belle messe, bien des grâces.
Puis nous rangeons notre
autel de fortune, grignotons un peu et nous voilà partis avec les mêmes
pèlerins qu'avant la messe. Nous retrouverons Joëlle Gautron et l'abbé à Saint
Privat d'Allier devant l'église. Le chemin est pratiquement plat et le temps
est clément, nous arrivons sans encombre au lieu de rendez-vous pour l'heure du
repas. Visite de l'église avec le chant du Salve Régina et repas sur le pouce
sur te terre-plein devant l'église et sous la protection de Sainte
Jeanne-d'Arc dont une statue trône au
monument aux mort ce qui est très rare et remarquable.
Cette après-midi c'est à
moi de prendre la voiture et de trouver le gîte pour ce soir ce qui va poser un
petit problème car l'affluence sur le chemin est grande à cause du pont de
l'ascension. Me voilà donc parti avec le véhicule de l'abbé et je vais à
Montbonnet, lieu où les Gautron ont retenu le gîte qui se trouve dans le bourg
"la Grange". Je m'y rends et on me dit qu'il est complet, je vais
voir le gîte plus petit dans le même bourg "l'escole" qui est complet lui aussi.
Je fais un tour à Bains où je ne trouve rien bien que le bar tabac me prête son
annuaire téléphonique. Je me rends ensuite à Fay où le gîte de groupe est
complet et les chambres d'hôtes à coté aussi. Il reste le refuge mais il faut envoyer un texto et la
brave dame ne répondra que tardivement. En attendant j'entame une discussion avec
un pèlerin qui vient de l'Alsace et qui est parti depuis plus d'un mois et qui
compte aller jusqu'à saint Jean pied de port. Pendant ce temps les pèlerins à
pied sont arrivés à destination à Montbonnet. La responsable du gîte fint par
rappeler et elle accepte de nous loger si on ne désire pas le repas du soir ce
qui nous va bien car nous avons rendez-vous avec les Gautron pour diner vers 19
heures. Nous installons dans nos apartements au "refuge" veille
maison avec des vieux lit avec des gros édredons, je suis aux anges, c'est
super confortable et très rustique. Nous rejoignons les autres membres de
l'équipe et nous passons une soirée mémorable autours des galettes faites par
la famille gautron avec des discussions qui tournent autours des ennemis de
l'église. On a bien ri! J'avais prévu que l'on puisse dire la messe dans la
chapelle Saint Roch qui se trouve à 1 km du bourg sur le chemin. Ce soir à 21
heures la chapelle est ouverte nous supposons qu'elle le sera demain matin.
Nous allons nous coucher sur ce constat.
Samedi 7 mai 2016
Lever vers 6 h30. Nous
prenons juste un liquide chaud offert par notre hôte. Puis nous allons vers la
chapelle Saint Roch sous un vent glacial et quand nous arrivons nous constatons
que la chapelle a été fermée pour la nuit et nous n'avons pas écouté notre hôte
qui nous avait donné les coordonnées de la personne qui gère la chapelle mais
comme nous craignons toujours un refus nous n'avions pas pris la précaution de
lui téléphoner. Sur ces entrefaites les Gautron arrivent et je pars avec Gilles
en voiture voir dans les villages
alentour ce qu'il est possible de faire. Nous ne trouvons rien, on revient sur
nos pas et nous décidons d'aller voir dans le village suivant de Bain et là,
eurêka l'église est ouverte et plusieurs autels latéraux sont disponibles. Nous
nous installons discrètement et rapidement, la messe peut commencer. Une
sépulture est programmée pour l'après-midi mais vers 9 heures plusieurs
personnes viennent signer les registres qui se trouvent, fort heureusement à
l'entrée de l'église ce qui fait que nous ne serons pas dérangés. 3 quarts
d'heures plus tard la messe est dite, nous rangeons et nous faisons des
provisions à la boulangerie située à côté de l'église pour nous sustenter et
nous voilà parti sur la variante qui passe justement par ce bourg. C'est l'abbé
et monsieur Gautron qui sont de voiture. Nous marchons le long d'un cours d'eau
encaissé très joli et vers 11 heures on arrive en vue du Puy et nous tombons
sur des paroissiens de l'abbé Guépin qui connaissant notre périple se sont
installés sur le chemin balisé et peuvent ainsi nous accueillir. Nous repartons
mais pas sur le chemin balisé mais que nous pourrons rattraper facilement grâce
à la carte. Vers midi nous nous arrêtons sur un rond-point herbeux pour prendre
notre déjeuner. La famille Gosse nous rejoint: Vianney et sa femme, Loïc et
Michel gosse et leurs épouses respectives, Gilles emmène l'abbé récupérer sa
voiture au village de Bain. Après déjeuner nous nous dirigeons en direction de
la Cathédrale où nous allons faire les prières requises pour gagner les
indulgences du jubilé et admirer les 2 cierges qui restent de la consécration
par les anges et un chausson de la Sainte Vierge. Ensuite, je vais retenir le
gîte pour ce soir sans difficulté puis nous garons la voiture de l'abbé sur le parking
du séminaire qui n'est pas loin du gîte et je pars avec Jacques pour trouver le
lieu de messe pour demain dimanche. Comme demain ce sera le 8 mai, jour de fête
de Saint Michel au mont Gargan et fête nationale de Jeanne d'Arc (2ième dimanche du mois de mai) et
anniversaire de la victoire d'Orléans en 1429 qui tombait aussi un dimanche
cette année là, je caressais l'espoir de pouvoir dire la messe dans le
sanctuaire dédié à Saint Michel Église Saint-Michel d'Aiguilhe sur un piton
volcanique. Je me dirige donc vers ce sanctuaire avec Jacques. En chemin on
croise les Gosse qui ne sont pas partant pour aller à la messe dans ce
sanctuaire, Collette Gosse ayant des difficultés à monter les marches et sa
belle-fille qui a le vertige. De toute façon quand on demande si c'est
possible, le gardien nous répond qu'il faut demander l'autorisation au moins
une semaine à l'avance au curé de la cathédrale et de plus demain dimanche il y
a déjà une messe de prévue à 9h3 0. On se renseigne des horaires d'ouvertures des
sanctuaires car on a repéré une petite chapelle octogonale Saint Clair plus
particulièrement dédiée à Saint Raphael. Elle ouvre à 9 heures. On remercie et
on part visiter cette petite chapelle qui nous conviendrait bien si ce n'est
qu'elle est sous vidéo surveillance, il y 2 caméras d'installées dedans. Nous
prévenons l'abbé qui n'y voit pas d'inconvénient, cette chapelle ayant été
construite pour le sacrifice de la messe traditionnelle. Il n'est pas dérangé
par cette caméra.
On convient donc de se
retrouver vers 8 h 45 pour installer notre autel et ensuite les fidèles
arriveraient tous ensemble pour 9 h 15. Nous nous retrouvons dans un restaurant convivial à 19 heures dans la
voie qui descend de la cathédrale: ambiance bon enfant et agréable soirée. Nous
rejoignons notre gîte vers 21 heures.
Dimanche 8 mai 2016
Lever à 6 h 30 avec les
autres pèlerins qui partent sur le chemin de Saint Jacques. Petit déjeuner sur
place avec chant du pèlerin entonné par une hospitalière puis l'abbé finit de
ranger ses affaires et je le guide pour aller se garer près de la chapelle.
Ensuite je retourne à la cathédrale pour prier notre bonne mère du ciel et à 8
h 30 Jacques m'appelle pour me dire que la chapelle vient d'ouvrir. Je me rends
rapidement à pied d'œuvre et nous commençons à tout installer. L'abbé commence
à se revêtir de ses ornements sacerdotaux quand le responsable du sanctuaire de
saint Michel dont dépend cette chapelle arrive furieux, il a du nous voir sur
ses écrans de surveillance, en nous disant que nous n'avions pas demandé
d'autorisation, et qu'il nous demandait d'attendre que le curé vienne nous
voir. L'abbé répond que si on avait demandé l'autorisation, elle nous aurait
été refusée! Il l'appelle par téléphone et nous promet qu'il va arriver sous 5
minutes. Docile nous attendons l'abbé ayant mis l'étole et s'apprêtant à
revêtir la chasuble. De fait un prêtre barbu et en soutane arrive en courant.
Il est sympathique et commence par nous dire que si nous demandions la
permission, ils ne la refusaient pas, qu'ils autorisaient souvent la messe
traditionnelle. Il demande avec égard à voir le célébret de l'abbé et quand il
lit "sede vacante", il dit:" en effet s'il n'y a plus d'autorité
on n'aurait pas pu vous autoriser!". Mais il était mal à l'aise et comme
nous étions 17 ou 18 qui attendions bien sagement et que tout était prêt, il
n'a pas osé nous mettre dehors et il a fini par dire: "bon, vous pouvez
rester mais la situation est compliquée", ce à quoi nous avons acquiescé!
Nous l'avons échappé belle et nous pouvons donc assister à la messe sans plus
de souci! A la sortie de la messe nous en profitons pour manger et prendre des
forces avant de prendre la route du retour et de nous séparer. A ce moment là
le prêtre, en soutane avec de la dentelles sur la ceinture qui a dit la messe
dans l'église Saint Michel passe devant nous et nous salue aimablement et après
avoir échangé quelques mots de politesse avec notre abbé lui dit: si seulement
nous avions un cardinal Pie de nos jours! Nous avons bien évidemment acquiescé!
Il doit faire partie des chanoines du Christ-Roi ou de la communauté de Saint
Martin.
Voilà notre périple
s'est terminé en apothéose, et chacun rentre dans ses pénates avec des
souvenirs plein la tête.
Merci mon Dieu pour
toutes ces grâces. Nous reprenons la route avec l'abbé, Jean-Yves, Jacques et
moi et rentrons chez l'abbé où il est attendu pour le baptême d'une petite
fille suivi d'une 2ième messe pour les fidèles de la chapelle. Nous repartirons
le lundi après la messe après avoir passé une bonne nuit chez l'abbé.Benédicamus domino; Déo
gratias!
| Rocamadour |
| Cloche qui sonne seule quand un naufrage est évité (dernier connu: le 29 septembre 2008) |
| Messe dans la chapelle des miracles à Rocamadour |
| Va fille de France! |
| Ombre du pèlerin un soir |
| Au Soulié chez Michel |
| après l'effort le réconfort |
| messe à Bessuejouls samedi 30 avril 2016 |
| appel de Saint Michel à Sainte Jeanne d'Arc |
| messe à Aubrac |
| matinée fraiche sur les plateaux de l'Aubrac le lundi 2 mai 2016 |
| Chapelle saint Roch |
| messe dans la maison de la "Béate" le jour de l’ascension (5 mai) |
| saint Bénilde |
| Pause déjeuner à Saugues le 5 mai |
| messe à Rochegude |
| Chapelle de Rochegude |
| Cathédrale du Puy |
| cierges laissé par les anges après la consécration de la cathédrale du Puy |
| Un chausson ayant appartenu à la sainte Vierge |
| Chapelle saint Michel |
| messe dans la chapelle Saint Clair au Puy (dédié à Saint Raphael) |
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