samedi 5 janvier 2013

Saint Antoine

je profite de l'anniversaire de la Marraine  de ce Blog,  Marie-Ange 30ans aujourd'hui et bientôt maman pour la 4ième fois, sans laquelle il n'aurait pas vu le jour, pour mettre un nouveau message.
Or depuis mon retour je lis tout ce qui a un rapport de pres ou de loin avec la vie de saint Antoine de Lisbonne (Padoue) grand Saint et puissant Thaumaturge s'il en fut, portugais de naissance (Lisbonne) religieux à Coimbra et supérieur du monastère du Puy pendant un an, autant dire qu'il "plane" sur le chemin du Puy à Lisbonne via Saint Jacques.
je viens de lire un passage d'un livre qui lui est consacré qui m'a profonément touché et je vous le fait partager:

"
Citation trouvée dans la vie de Saint Antoine sur l’éducation des enfants:

SAINT ANTOINE DE PADOUE
Sa vie, ses œuvres et son temps
Par l’abbé J-A GUYARD  1868

Je ne résiste pas à vous la faire partager et méditer tant elle est juste et d’actualité !!!!

« page 49 :

Nous ne pouvons résister au plaisir de citer ici quelques-uns des admirables conseils donnés aux pères et mères, touchant l’éducation de leurs enfants, par un prélat aussi éminent par sa science que par sa naissance, sa vertu, son amour pour la jeunesse, et sa longue expérience dans les affaires de l’Eglise et de l’Etat.
« C’est dès les premiers moments où quelques lueurs de raison se font apercevoir, que doit commencer l’éducation chrétienne. Je dirais volontiers que cette éducation doit prévenir la raison. Que  les premiers regards de l’enfant soient frappés d’actes de piété ; que les premières paroles qu’il comprend annoncent l’édification ; que les premières actions qu’il observe soient des exercices religieux ; qu’il voie qu’il y a un Dieu avant qu’on le lui ait dit. A mesure que ses idées s’étendent et que sa raison s’éclaire, les vérités saintes doivent lui être développés par des instructions toujours à sa portée, lui être inculquées par des exhortations fréquentes mais peu longues, lui être surtout présentées par des exemples toujours soutenus.
«  L’éducation chrétienne a dû commencer le plus tôt possible ; il faut la prolonger le plus longtemps qu’on le pourra. C’est une erreur bien dangereuse, mais bien commune, de regarder l’éducation comme finie lorsque, au sortir des premières études, le jeune homme commence à se produire dans le monde. Est-ce au moment où les passions commencent à fermenter, qu’il faut cesser de s’opposer à leurs ravages ? Est-ce à l’âge où la communication des mauvais exemples est devenue plus contagieuse, qu’il convient d’y abandonner ses enfants ? Est-ce quand des ennemis de toute espèces les pressent au-dedans les assiègent au dehors, qu’on doit les laisser sans secours, exposés à tant d’attaques ? C’est, au contraire, alors que la sollicitude religieuse des parents devient, et plus importante à raison des nouveaux dangers à prévenir, et plus difficile dans son exercice par la diminution de l’autorité. Il ne suffit plus de commander, il faut regagner par la confiance ce qu’on a perdu du côté du pouvoir ; il faut remplacer la sévérité du commandement par la douceur de l’influence ; il faut redoubler de surveillance quand l’autorité diminue.
« Mais hélas ! Et nous l’avons déjà reconnu, les soins les plus attentifs, les plus assidus de l’éducation religieuse n’ont pas toujours la force de prévenir et d’arrêter la terrible impulsion des passions. Combien de pères ont à déplorer les égarements de leurs fils sans parler de ceux qui ont à se le reprocher ! O vous qui éprouvez ce malheur, le plus douloureux pour une âme paternelle, en vous lamentant, ne désespérez pas ! Allez au devant de ses malheureux qui courent à leur perte ; conjurez-les par votre tendresse pour eux, par leur respect pour vous, d’avoir pitié de l’affliction qu’ils vous causent ; touchez-les par le spectacle de votre douleur, et employez à les retirer de leurs désordres les larmes qu’ils vous font répandre ; joignez les précautions de la prudence à l’ardeur du zèle, les caresses aux reproches, la douce insinuation aux vives exhortations.
…(suit l’exemple de l’histoire de Saint Augustin et des larmes de sainte Monique…) « Elle parle quelquefois à Augustin de Dieu, mais bien plus souvent à Dieu d’Augustin ..  « non, lui disait un saint évêque, touché de ses pieux efforts, non, il n’est pas possible que le fils de tant de larmes périsse. »

Le cardinal de la Luzerne, Dissertation académique sur la nécessité de l’éducation religieuse, Besançon 1838

Si quelqu’un possède le texte intégral, je suis preneur !.....

à bientôt.

1 commentaire:

  1. bonsoir

    tu peus trouver le livre complet sur google livre.
    je te met le liens
    .
    https://play.google.com/books/reader?id=sGoWAAAAYAAJ&printsec=frontcover&output=reader&authuser=0&hl=fr&pg=GBS.PT632

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